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Brochures

Brochures – Stages de Préparation à Sciences-Po

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LES IEP D’AUTHENTIQUES GRANDES ECOLES

Les IEP ont réorganisé leur scolarité ces dernières années, s’adaptant au modèle européen LMD (Licence, Master, Doctorat) et offrant une scolarité en 5 ans dont une, « hors les murs » à l’étranger. Les trois premières années correspondent à une formation généraliste ouvrant en 4e année sur un large choix de masters, souvent très astucieusement « profilés » pour le marché du travail (entre beaucoup d’autres : Management culturel à l’IEP de Lille ou Ingénierie juridique et financière – option management des collectivités territoriales à Grenoble, Sécurité internationale à Paris…). Certains établissements comme l’IEP de Paris offrent même la possibilité d’un double diplôme en lien avec une université. De fait, les IEP sont devenus extrêmement attractifs et offrent pour les littéraires de véritables filières d’excellence indépendamment des ENS au recrutement très malthusien (moins de 5% de réussite aux concours d’entrée de la Rue d’Ulm, de Cachan ou de Lyon…) et aux débouchés principalement orientés vers l’enseignement et la recherche. A contrario, les IEP ouvrent sur des carrières très éclectiques de l’entreprise (éditions, banques, ressources humaines…), de l’administration (en prélude ou non à une scolarité à l’ENA ou dans les IRA) voire de l’enseignement supérieur, en particulier pour Science Po Paris qui a même créé une préparation très courue à l’agrégation d’histoire.

DES CONCOURS L’ANNÉE DU BAC, SANS CLASSE PRÉPARATOIRE

Les IEP connaissent dès lors un succès croissant. En 2010 il y avait en nombre rond 9000 candidats à l’Hexaconcours, 3000 à Paris, 2000 à Bordeaux, 1800 à Grenoble pour des taux de réussite de l’ordre de 10 à 12%, à peine deux à trois fois supérieurs à celui des concours des ENS. Or si le niveau des concours – affluence oblige – n’a cessé de monter ces dernières années, les chiffres du baccalauréat donnent matière à réfléchir sur le niveau exigé: 73% de réussite au bac général en 1990, 80% en 2000, 89% en 2009 !). D’où un fossé extrêmement difficile à franchir y compris pour les bons lycéens. Les programmes des concours ne correspondent pas toujours aux programmes prévus – et moins encore ceux réellement traités – de Terminale. C’est le cas par exemple de l’épreuve d’histoire à Paris (de 1914 à nos jours! Sont « tombés » par exemple en 2010 des sujets comme La croissance économique en Europe depuis 1914 ou 1989-2010 nouvel ordre ou nouveau désordre mondial ? ou en 2011 l’Allemagne, de 1914 au début des années 1960 ou le monde en 1945) ou des épreuves portant sur un ou plusieurs thèmes issus de l’actualité (Bordeaux et l’Hexaconcours). L’épreuve de langue étrangère – éliminatoire à Paris en cas de note inférieure à 7/20 ! – est beaucoup plus technique que celle du Baccalauréat et sanctionne avant tout la maîtrise de l’expression écrite ; elle exige de dominer un vocabulaire étendu dans les domaines politique, économique et social comme les mots de shareholder ou de maverick en anglais par exemple.

Sans être une obligation, le recours à une préparation privée principalement lors des vacances de Février et de Pâques de l’année de Terminale s’est généralisé parmi la large majorité de candidats sérieux, ceux qui ne se présentent pas « en touristes » aux différents concours (fantaisie coûteuse puisqu’à Paris par exemple les frais de dossier pour une candidature sont de 130 euros tandis que pour l’Hexaconcours ils se montent à 180 euros). Accessoirement, un des effets collatéraux de ces préparations est d’accroître sérieusement les chances d’obtenir une bonne mention au Baccalauréat, en particulier pour les filières littéraires et économiques. Or l’IEP de Paris par exemple peut dispenser d’épreuves écrites les bacheliers titulaires d’une mention « Très Bien ».

DES MODALITÉS D’ENTRÉE RÉCEMMENT RÉORGANISÉES
L’organisation des concours des IEP s’est profondément modifiée ces dernières années. Trois transformations majeures sont intervenues :

• L’IEP de Paris a supprimé son entrée en Bac +1 conservant deux voies d’accès principales en bac zéro (entrée au « collège » de l’IEP) et en master, soit en bac + 3. Depuis 2009, le concours bac zéro a lieu fin juin, juste après le baccalauréat et non plus fin août, ce qui réduit d’autant le temps de préparation.

• Depuis 2008, 6 des 8 IEP de Province ont organisé un concours commun – l’Hexaconcours ! – d’entrée en bac zéro. Il s’agit des IEP de Lille, Lyon, Aix, Toulouse, Rennes, Strasbourg. Les IEP de Grenoble et Bordeaux conservent chacun un concours spécifique. Les candidats admis sont affectés en fonction de leur rang de classement et de leurs choix préalables (lors de l’inscription au concours, les candidats ont à classer les 6 IEP selon leurs préférences). A noter, en revanche, que les 8 IEP conservent une porte d’entrée en bac + 1 et qu’ils n’ont pas pour ce niveau harmonisé leurs concours qui restent très différents d’un IEP à l’autre.

• A partir de la session 2011, apparaît une banque d’épreuves littéraires communes donnant accès pour les élèves de khâgne (B/L, A/L ou LSH) aux deux ENS, à l’Ecole des Chartes, à des écoles de commerce (la plupart des écoles de la BCE et les 6 Ecricome), aux IEP de Province ainsi qu’à diverses autres écoles (CELSA, ISMAPP, ESIT…). A noter que l’IEP de Paris se tient pour l’instant en dehors de cette banque commune.

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